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Ferdinand VII en costume royal, Goya, vers 1815
by Vincent on jan.29, 2010, under GOYA Y LUCIENTES Francisco, PEINTURES ESPAGNOLES
Francisco Goya y Lucientes, Ferdinand VII en costume royal, vers 1815
Huile sur toile, 296 x 143 cm
Madrid, Musée du Prado
Sainte Elisabeth de Portugal, Zurbaran, 1630-1635
by Vincent on nov.16, 2009, under PEINTURES ESPAGNOLES, ZURBARAN Francisco de
Francisco de Zurbaran, Sainte Elisabeth de Portugal, 1630-1635
Huile sur toile, 184 x 90 cm
Madrid, El Prado
Iconographie: « Perle de la maison d’Aragon », comme l’avait prédit son père, le roi Pierre III, Elisabeth ou Isabelle naît en 1271. On lui donne se prénom en honneur de sa grand-mère, Elisabeth de Hongrie (1207-1231), épouse du margrave de Thuringe, tertiaire de St François, et canonisée dès 1235. La jeune princesse aragonaise épouse à 12 ans le roi Denis de Portugal. Calquant sa vie sur celle de sa glorieuse parente, elle se mortifie, pratique la charité et supporte avec patience les outrages d’un mari belliqueux qui la trompe ouvertement ; elle intervient avec courage dans les batailles qui opposent très vite son époux à son fils Alonso. Enfin, touché par les vertus de la reine, le roi Denis s’éteint pieusement en 1325. Aussitôt, Elisabeth prend l’habit de Sainte Claire et fait construire à Coïmbra un couvent de clarisses auprès duquel elle finira ses jours. Sa dernière fondation, un sanctuaire au couvent de la Trinité de Lisbonne, est le premier où l’on ait vénéré l’Immaculé Conception. En récompense de sa dévotion, la Vierge lui apparut peu avant sa mort, le 4 Juillet 1336.
On peut reconnaître la sainte au « miracle des roses », commun à Ste Cécile et à St Diego de Alcala. Ce miracle est rapporté dans tous les récits hagiographiques, notamment dans la première Vida de la Gloriosa Santa Isabel de Portugal (Madrid, 1625) d’après un texte original anonyme sans doute composé en vue de sa canonisation. La reine emportait un jour, pour faire la charité, une grosse somme d’argent dissimulée dans ses habits. Rencontrant son époux, mécréant qui s’opposait à ses aumônes, elle prétendit porter des roses. Et « bien qu’on fut en hiver », elle montra effectivement au roi les fleurs qu’elle tenait dans son vêtement. Ce miracle conclut A. de Vera, explique la représentation habituelle de la sainte.
Honorée dans le diocèse de Coïmbra dès 1516, elle ne sera canonisée par Urbain VIII qu’en 1626. Son tombeau, ouvert en 1612, découvrit son corps intact. Ce miracle favorisa sans doute le procès de canonisation soutenu à Rome par les rois du Portugal. Inscrite au propre des saints d’Espagne à la date du 8 Juillet, elle est particulièrement vénérée dans ce pays et au Portugal. Cette dévotion et sa récente canonisation ont sûrement déterminé un grand nombre de représentations.
Traditionnellement identifiée comme Casilde, la Sainte du Prado s’apparente avec plus de vraisemblance à Elisabeth de Portugal. Lorsque Zurbaran peint la jeune princesse maure, il la peint presque enfant, cheveux dénoués, simplement retenus par un rang de perles (Ste Casilde, Barcelone coll. Plandiura) ou encore jeune fille aux longs cheveux noirs et frisés portant un léger diadème (coll. Thyssen, Lugano). Ici, c’est une femme au port majestueux, plus âgée, royalement vêtue et portant couronne de reine, celle-là même qu’elle offrira au sanctuaire de Saint-Jacques de Compostelle à la mort de son royal époux.
Etude de l’œuvre : Signalée pour la première fois en 1814 dans la Salle de la Cheminée du Palais Royal de Madrid, cette peinture une œuvre de jeunesse qui provient peut-être de Séville. Il semble d’autant moins probable qu’elle ait été acquise par Isabelle Farnèse qu’elle ne porte pas la marque de la collection de la reine. L’hypothèse de son transfert à Madrid pendant la guerre d’Indépendance ne repose pas sur de véritables fondements. Il pourrait davantage s’agir d’une acquisition de Charles IV, lors du séjour de la cour en Andalousie, pendant le premier trimestre 1796. Le souverain avait notamment chargé le peintre Arango d’exécuter des copies d’œuvres sévillanes, de Murillo surtout : par ailleurs, la facilité avec laquelle le roi faisait passer dans les collections royales les œuvres qui lui plaisaient est connue. Il appréciait Zurbaran et possédait déjà le portrait d’ « une paysanne », dans le Casita del Principe d’Escurial. Enfin, la vénération pour Sainte Elisabeth de Portugal est une dévotion chère aux Bourbons d’Espagne. Du Palais Royal, cette peinture est passée au musée du Prado.
De format légèrement légèrement plus allongé et plus étroit que les autres peintures de saintes martyres, elle n’appartient certainement pas à une série d’autant plus que sa qualité picturale est remarquable. Guinard proposait de la rattacher à la série de l’Hôpital de la Sangre (Séville, vers 1640-1650). Ses caractéristiques stylistiques la relient cependant davantage aux années 1630-1635 : la sainte se détache sur un fond totalement sombre, un éclairage très vif met en relief le visage et l’épaule séparés par la zone sombre du cou ; les plis sont agencés rigoureusement. Les traits fortement individualisés du visage – le long nez, la fossette au-dessus du menton – indiquent bien qu’il s’agît d’un portrait. Cette peinture offre de nombreuses ressemblances avec Sainte Casilde (coll. Thyssen, Lugano) : elles s’avancent d’un même pas dans l’espace, sur un fond brun sombre ; leurs costumes, avec la traîne et la lourde jupe qui se relève, les manches rouges, ont une ligne identique ; la main est traitée avec la même curieuse absence de modelé et le regard de chacune fixe le spectateur hardiment.
Avec Sainte Elisabeth, Zurbaran montre son art de la juxtaposition de couleurs rares et lumineuses, son goût pour la représentation précise des objets ainsi que les bijoux et sa capacité à suggérer légèrement les fleurs, ici les roses du miracle.
Le 3 Mai 1808, Goya, 1814
by Vincent on août.04, 2009, under GOYA Y LUCIENTES Francisco, PEINTURES ESPAGNOLES
Goya y Lucientes Francisco, Le 3 Mai 1808, 1814
Huile sur toile, 266 x 345 cm
Madrid, El Prado
Le 2 Mai 1808, Goya, 1808
by Vincent on août.04, 2009, under GOYA Y LUCIENTES Francisco, PEINTURES ESPAGNOLES
Goya y Lucientes, Le 2 Mai 1808, 1814
Huile sur toile, 266 x 344 cm
Madrid, El Prado


