La Justice et la Vengeance divine poursuivant le Crime, Prud’hon, vers 1815-1818
by Vincent on juil.05, 2010, under NEOCLASSICISME, PRUD'HON Pierre Paul
Pierre Paul Prud’hon, La Justice et la Vengeance poursuivant le Crime, vers 1815-1818
Huile sur toile, 164 x 198 cm
Saint-Omer, Musée de l’hôtel Sandelin
C’est à la demande du préfet de la Seine, Frochot, que Prud’hon réalisa en 1808, une grande allégorie dont il donne ici les clefs:
« La Justice divine poursuit constamment le Crime; il ne lui échappe jamais. Couvert des voiles de la nuit, dans un lieu écarté et sauvage, le Crime cupide égorge une victime, s’empare de son or, et regarde encore si un reste de vie ne servirait pas à déceler son forfait: L’incensé! Il ne voit pas que Némésis, cette agente terrible de la Justice, comme un vautour fondant sur sa proie, le poursuit, va l’atteindre et le livrer à son inflexible compagne. »
Le tableau, destiné à la salle du tribunal criminel au palais de justice de Paris, vint se substituer au Christ en croix qui figurait traditionnellement dans les tribunaux sous l’Ancien Régime et que la Restauration s’empressa de rétablir.
La figure du Crime est inspirée des bustes antiques de Caracalla, l’empereur romain assassin de son frère Geta. Sa silhouette plongée dans l’ombre et sa physionomie brutale contrastent avec le corps nu de la féminine étendu au premier plan et « dont la jeunesse proclame l’innocence ». Comme l’a également remarqué Sylvain Laveissière, la composition réduite à ces deux personnages, n’est pas sans faire songer au meurtre d’Abel par son frère Caïn, premier crime de l’humanité.
La scène est complétée par deux divinités alliées qui, étroitement unies dans un même élan, s’apprêtent à fondre sur le Crime prenant la fuite. La Vengeance divine (Némésis) brandit un flambeau, tandis que la Justice (Thémis) tient d’une main un glaive et de l’autre une balance. Ces attributs ne sont qu’en partie ébauchés dans la version du musée de Saint-Omer. Celle-ci est une répétition qui fut commandée par le collectionneur Giovanni Battista Sommariva, probablement vers 1815-1818, lorsque l’artiste récupéra dans son atelier la première version retirée du palais de justice. Il s’agit d’une réduction de la toile aujourd’hui conservée au musée du Louvre (243 x 292 cm).
L’impact de cette dernière dans l’enceinte du palais de justice de Paris fut, si l’on en croit certains témoignages, considérable, au point que « des accusés auraient tremblé, ou même seraient tombés évanouis à sa vue ». Le succès de la composition de Prud’hon se vérifie aussi dans le nombre important de gravures qui en furent très rapidement faites et dans la quantité de copies, dont certaines exécutées à la demande des tribunaux de province.(source Marie-Anne Dupuy-Vachey)

octobre 14th, 2010 on 12 h 59 min
Coucou
Voila j’ai ouvert un restaurant avec ma femme et on voudrait faire louer un site internet. Mais le
soucis c’est qu’on n’y comprend rien.
Est-ce que quelqu’un pourrait nous donner des conseilles ou nous recommander une entreprise pas
trop cher parce qu’on debute ?