David Lyon, Lawrence, vers 1825
by Vincent on avr.20, 2010, under LAWRENCE Thomas, PEINTURES ANGLAISES
Thomas Lawrence, David Lyon, vers 1825
Huile sur toile, 217 x 132 cm
Madrid, Museo Thyssen-Bornemisza
Tableau resté longtemps en mains privées jusqu’à une date relativement récente et n’a guère attiré l’attention des chercheurs.
Lyon, vêtu d’une redingote noire doublée de fourrure, est représenté debout dans la campagne, ce qui suggère peut-être qu’il possède la propriété qui l’entoure. Le recours à une ligne d’horizon disposée très bas sur la toile accentue la stature de Lyon; cet est effet est souligné par la disposition horizontale des nuages et des feuillages qui forment l’arrière-plan. La lumière y est organisée de telle façon que le manteau de Lyon se détache sur un fond clair alors que sa tête est placée devant des nuages menaçants. Ses habits, sa pose et sa coiffure sont typiques, d’un dandy du XIXè siècle (Pérez-Jofre, 2001, p.471).
Lyon=origine écossaise, l’un des dix enfants de David Lyon senior et d’Isabella Read. Son père, marchand antillais (principalement de sucre) basé en partie à la Jamaïque, avait amassé une fortune avoisinant les six cent milles livres au moment de sa mort dont le fils David hérita en majeure partie. Il acheta deux domaines, Goring Hall dans le Sussex, et un autre en Ecosse, Balentore Castle, dans le Forfarshire (Thompson, 1990, p.54-60; Thompson, 1992, p.373). Il fut élu député de Beeralston dans le Devon, un bourg dépendant du comte de Beverley, privé du droit de vote par la réforme parlementaire de 1832. Il épousa en 1848 Blanche Bury, fille d’une romancière avec une résidence londonienne à Mayfair. Il mourut en 1872 sans enfants à Nice.
Ce portrait est situé à la fin de sa carrière, jugé sans conteste le plus célèbre peintre de genre en Angleterre. « Je n’ai jamais mieux peint » (Levey, 2005, p.261, 279). Il peignit également le père de Lyon et les deux oeuvres inachevées, étaient encore en possession de l’artiste à sa mort en 1830. Certaines parties du costume et du paysage furent peintes par un assistant. Même si les informations connues ne permettent pas de dater précisément cette oeuvre, les ressemblances dans la pose et le costume avec d’autres travaux de Lawrence suggèrent une datation approximative vers le milieu des années 1820. La position de la main gauche de Lyon, retenant les bords garnis de fourrure de son manteau, fut inversée dans son John Bloomfield (exposé à la Royal Academy, 1820)
// Henry Lascelles, 2è comte de Harewood, membre du parlement – montre également un personnage debout dans la campagne, vêtu d’un long manteau noir, muni d’un bâton de marche et de gants. Cette dernière image offre un aperçu de l’évolution de la mode masculine, de plus en plus sobre; le portrait de Lyon, par contraste, est relativement flamboyant (Levey, 2005, p.246-248) (Source Simon Macdonald)
